Plus d’une semaine après la reprise officielle des cours en RDC, certaines écoles du territoire de Moba, dans la province du Tanganyika, restent fermées. Il s’agit notamment de l’école primaire Kisakala et de l’institut Mulembwe.
Les ouvriers qui ont construit ces établissements, dans le cadre du programme gouvernemental PDL-145 Territoires, ont bloqué les portes de ces deux écoles publiques pour réclamer le paiement de leurs salaires à l’entreprise SAFRICAS.
Le directeur de l’école primaire Kisakala, Bernard Sandwe, appelle au paiement rapide de ces ouvriers afin de permettre la reprise des cours et d’éviter une perturbation prolongée du calendrier scolaire.
Il explique que le lundi 8 septembre au matin, à l’arrivée des enseignants et des élèves, toutes les voies d’accès étaient bloquées par des cadenas.
Certains ouvriers réclament des arriérés de prime remontant à deux ans, d’autres à 14 mois, selon Bernard Sandwe. Il précise qu’un ouvrier est décédé sans avoir perçu son argent, tandis que d’autres vivent dans la misère, sans ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins.
« Parmi ces agents, certains n’ont pas été payés depuis deux ans, d’autres depuis 14 mois. Nous demandons qu’un effort soit fait pour régler cette situation. Un des ouvriers est décédé sans être payé. Plusieurs souffrent, n’ont pas les moyens de se soigner et d’autres, qui poursuivent des études universitaires, ne peuvent même pas commencer faute de moyens », déplore-t-il.
L’administrateur du territoire de Moba exhorte les ouvriers à suivre la procédure légale avec l’entreprise SAFRICAS pour réclamer leurs paiements. Il les invite à ne pas bloquer les accès aux salles de classe, afin de ne pas priver les élèves de leur rentrée scolaire, prévue sur toute l’étendue de la RDC depuis le 1er septembre.






