Alors que la 13ème session s’ouvre à Bandundu ce mardi 24 mars 2026, le bilan de la précédente conférence, tenue à Kolwezi (Lualaba), interroge. Entre dénonciations d’inexécution par les chefs des exécutifs provinciaux et recommandations présidentielles sur la santé, de nombreux engagements restent en attente de concrétisation.
Lors de la 12ème conférence, le collectif des gouverneurs, par la voix de Jacques Kyabula, alors gouverneur du Haut-Katanga, avait exprimé une vive inquiétude face à l’inexécution de la “grande majorité” des recommandations passées.
Les freins à la décentralisation
Parmi les points soulevés dans leur mémorandum figuraient :
La Caisse nationale de péréquation : Les gouverneurs ont décrété la non-opérationnalisation de cet organe constitutionnel, censé corriger les inégalités de développement entre les provinces. La stabilité institutionnelle : Le recours jugé « abusif » aux motions de censure par certaines assemblées provinciales a été pointé comme un facteur de déstabilisation des exécutifs. Le social des élus : Le plaidoyer portait également sur le paiement régulier des émoluments des députés provinciaux.
Priorité à la Couverture santé universelle (CSU)
En clôture de cette session de Kolwezi, le chef de l’État Félix Tshisekedi avait fixé un cap clair en matière sociale. Il avait recommandé à chaque gouverneur de faire de la Couverture santé universelle (CSU) une priorité absolue.
Le Président avait exigé que les provinces se réservent annuellement au moins 15 % de leur budget au secteur de la santé, qualifiant l’accès aux soins de « mesure tangible de dignité humaine ».
Un impératif de stabilité en période de guerre
Enfin, dans le contexte de la guerre d’agression dans l’Est de la RDC, Félix Tshisekedi avait insisté sur la « nécessité impérieuse » de préserver la stabilité institutionnelle. Un message rédigé tant aux gouverneurs qu’aux assemblées provinciales pour éviter toute crise politique interne en pleine période de conflit.






