Une vive tension a secoué l’ouest de la ville de Goma (Nord-Kivu) dans la nuit de dimanche à ce lundi 16 mars. Des sources locales concordantes rapportent que les habitants des quartiers Mugunga et Lac Vert ont été réveillés par des tirs nourris et des détonations d’armes lourdes, plongeant la population dans la peur.
Selon plusieurs témoins, les premières détonations ont été entendues aux alentours de 23 heures.
« Cela témoigne d’un véritable front de guerre », confient certains habitants qui disent avoir passé la nuit terrestre dans leurs maisons.
Le calme n’est revenu que vers trois heures du matin, mais l’angoisse est conservée palpable jusqu’au levier du jour.
Les traces d’affrontements visibles au matin
Ce lundi matin, aux abords du Rond-point CCLK, les habitants ont découvert les stigmates des affrontements nocturnes. De nombreuses douilles jonchaient encore le sol, témoignant de l’intensité des échanges de tirs.
Ces témoins affirment que plus loin, sur la route menant vers le secteur de Kanzana, plusieurs commerces ont été pillés. Deux grandes boutiques de vivre ont été complètement vides par les assaillants.
Des sacs de farine de maïs, du riz, de l’huile végétale, des cartons de boissons ainsi que d’autres marchandises ont été emportés.
Des victimes signalées
Le bilan humain reste encore incertain, mais deux corps sans vie ont été aperçus au petit matin non loin du rond-point CCLK.
Parmi les victimes figure un homme en tenue militaire. Les dépouilles ont été évacuées dans la matinée par un corbillard.
Une boutique ravagée par les flammes
Les dégâts matériels ne se limitent pas aux pillages. Une boutique de matelas située le long de la route principale a été entièrement ravagée par un incendie.
Selon les témoins, les balles auraient atteint les stocks durant les affrontements de la nuit. Le feu se déclarerait plusieurs heures plus tard, au petit matin, consommant une grande partie des marchandises.
Une reprise timide des activités
Malgré la peur encore visible sur les visages, certaines activités ont repris progressivement dans la matinée. Les élèves habitant ces quartiers ou venant d’autres zones de la ville ont tout de même rejoindre leurs écoles.
Les commerces, quant à eux, ont commencé à rouvrir timidement vers la fin de la matinée.
Cependant, la psychose reste forte parmi les habitants de cette partie de la ville, encore marquée par les violences de la nuit.






