La situation à la prison centrale de Punia, dans la province du Manuema, suscite une vive inquiétude. Le manque de subventions depuis plusieurs mois a fortement dégradé les conditions de détention, désormais jugées inhumaines par les responsables de l’établissement.
L’alerte a été relancée par le responsable pénitentiaire, dimanche 5 avril, à la suite du décès d’un détenu, survenu après une courte maladie. Selon le directeur de la prison, Tunenge Munyololo, les pensionnaires survivent actuellement grâce à l’aide de personnes de bonne volonté, faute de prise en charge régulière par l’État.
Une situation humanitaire critique
D’après le responsable pénitentiaire, les détenus font face à une précarité extrême, marquée notamment par le manque de nourriture.
« Les détenus passent parfois deux à trois jours sans manger. Nous devons nous débrouiller pour leur trouver de quoi survivre », at-il expliqué.
Le détenu décédé s’était évadé avant d’être retrouvé après plusieurs jours passés dans la forêt, sans nourriture ni abri. Affaibli et traumatisé, il aurait succombé peu après son retour, selon la direction de la prison.
Une infrastructure vétuste et surchargée
Construite en 1940, la prison centrale de Punia avait une capacité d’accueil initiale de 250 détenus.
Le directeur de cet établissement pénitentiaire indique qu’aujourd’hui, l’établissement se trouve dans un état de délabrement très avancé, aggravant les conditions de vie déjà précaires des pensionnaires.
Face à cette situation, les autorités pénitentiaires lancent un appel à l’aide, plaidant pour une intervention urgente afin d’améliorer les conditions de détention.






