La ville de Kindu, dans la province du Maniema, s’est réveillée dans la désolation ce mercredi. Une pluie torrentielle s’est abattue sur le chef-lieu de province le mardi 27 janvier, causant la mort de deux personnes et laissant des milliers de familles sans abri. Le bilan matériel, encore provisoire, fait état de plus de deux mille habitations détruites ou endommagées.
L’orage, qui a débuté aux premières heures de la matinée, a transformé les rues en torrents, emportant toitures, murs et infrastructures de franchissement.
La Protection civile provinciale déplore deux décès tragiques : un enfant qui revenait de l’école et une autre personne surprise par la montée des eaux à l’intérieur de son domicile.
Sur le terrain, l’heure est à l’identification des victimes. Walanga Bali Michel, coordonnateur provincial de la Protection civile, décrit une situation humanitaire précaire :
« Les dégâts sont immenses. Des familles ont passé la nuit dans des conditions très difficiles. Certaines sont restées sur place, incapables de se déplacer, tandis que d’autres ont été accueillies par des voisins. Nous avons déjà enregistré plus de deux mille ménages touchés ».
Le débordement des rivières urbaines en cause
L’ampleur du désastre est accentuée par la crue soudaine de plusieurs cours d’eau qui traversent la ville. Les rivières Conon, Kapondjo, Mikelenge, Mangobo et Kamabala ont toutes débordé, envahissant les quartiers riverains.
Outre les habitations, plusieurs ponts ont été sérieusement endommagés, coupant certains quartiers du reste de la ville et compliquant l’acheminement des premiers secours.
Nécessité d’un nouveau plan de contingence
Face à cette catastrophe, la question de la prévention est relancée. Si la province du Maniema dispose déjà d’un plan de contingence pour faire face aux crues du fleuve Congo et aux vents violents, les experts estiment qu’il est désormais obsolète face à l’intensification des pluies.
Plusieurs observateurs appellent les autorités provinciales à élaborer un plan spécifique contre les inondations pluviales. Ce nouvel outil permettrait de mieux cartographier les zones à risque et de renforcer les systèmes de drainage urbain pour réduire l’impact de tels événements à l’avenir.






