De violents affrontements opposants depuis ce mardi 11 novembre à l’AFC/M23 aux groupes armés locaux dans le village Ndete, territoire de Masisi (Nord-Kivu). Les combats ont éclaté tôt dans la matinée et se poursuivent, plongeant la population civile dans une situation dramatique.
La population, prise en étau entre les belligérants, subit de lourdes conséquences sur sa survie et ses biens.
Des tirs entendus dès l’aube
Selon plusieurs sources locales, des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus dès les premières heures de la journée à Ndete. Ces sources évoquent une offensive de l’AFC/M23 visant à prendre le contrôle total du groupement Nyamaboko, dont plusieurs villages restent sous l’autorité de groupes armés alliés aux FARDC.
Pendant ce temps, l’AFC/M23 accuse l’armée congolaise d’avoir attaqué, la nuit précédente, ses positions de Luke à l’aide de drones militaires.
Sur son compte X, le porte-parole de l’Alliance Fleuve Congo a condamné les attaques par drones attribuées aux FARDC contre leurs positions de Luke. Il a affirmé que le mouvement ne se contenterait plus de dénoncer ces violations du cessez-le-feu, mais qu’il s’engage désormais à « protéger et défendre les civils de la zone ».
Civils pris en otage
Les habitants, eux, accusent les deux camps de leur rendre la vie impossible. Dimanche 9 novembre, une attaque attribuée aux FARDC aurait endommagé la toiture de quatre maisons à Kibehemula, dans la localité de Rutobogo (Nyamaboko 1er), laissant plusieurs familles sans abri.
Par ailleurs, l’AFC/M23 est accusée de contraindre des centaines de civils à transporter des munitions et du matériel de guerre vers différents champs de bataille.
Ces violences rendent invivable une grande partie du territoire de Masisi. Des milliers d’habitants, y compris des personnes déjà déplacées, fuient vers des zones jugées plus sûres.





