La situation reste tendue dans plusieurs stations-service de Kinshasa ce mardi 24 mars. Dès les premières heures, de longs fichiers de véhicules ont été enregistrés à travers la capitale, traduisant des difficultés d’approvisionnement en carburant.
Chauffeurs de taxi, conducteurs de bus et particuliers dénoncent une attente prolongée pour se ravitailler, parfois sans garantie d’être servis. Cette situation perturbe déjà le quotidien des Kinois, en particulier dans le secteur du transport en commun.
« Cette pénurie ressent un impact direct sur le transport. Certains conducteurs diminuent leurs rotations, tandis que d’autres augmentent les tarifs pour compenser les pertes », témoigne un utilisateur.
Face à ces difficultés, l’inquiétude grandiose parmi la population, qui redoute une aggravation de la situation dans les prochains jours.
Le Gouvernement dément toute pénurie
Malgré ces tensions sur le terrain, la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, assure qu’il n’existe aucune pénurie de carburant dans la capitale.
En visite dans les installations de SEP Congo, lundi 23 mars, elle a affirmé que les stocks sont disponibles et que les importations se déroulent normalement.
« La ville de Kinshasa ne connaît aucune pénurie de carburant », a-t-elle insisté, appelant la population au calme.
D’après Mme Bandubola, les réserves en essence, en gazole et en carburant aviation sont suffisantes pour couvrir les besoins, sans sur combien de temps.
Des causes économiques, logistiques et fiscales évoquées
Pour expliquer les longs dossiers, le gouvernement évoque plutôt un déséquilibre « économique, logistique et fiscal ». Des ajustements seraient en cours, notamment en matière de régulation des prix, d’approvisionnement et de fiscalité, impliquant plusieurs ministères, dont celui des Finances.
Ces difficultés sont présentées comme conjoncturelles et en voie de résolution.
Sur le terrain, cependant, le contraste entre le discours officiel et la réalité alimente les interrogations. En attendant une concrète de l’approvisionnement, l’incertitude continue de peser sur le quotidien des habitants, déjà confrontés à une hausse des coûts de transport.
Pour de nombreux Kinois, seule une normalisation rapide de la distribution permettra de dissiper les doutes et de rétablir la confiance, précisez, un chauffeur de transport en commun, contacté ce mardi à la mi-journée.






