Kinshasa a été, le temps d’une journée, la capitale du football africain. Lundi, la ville a accueilli la 47ᵉ Assemblée générale de la CAF. Dirigeants, officiels et journalistes se sont retrouvés pour ce rendez-vous majeur, qui s’est terminé sur une note plus préoccupante : l’avenir électoral de la FECOFA.
En conférence de presse, Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de la CAF, a rappelé l’urgence. « La feuille de route de la FIFA est claire, les élections doivent avoir lieu avant le 31 décembre 2025 », a-t-il martelé.
Il a cependant insisté sur la nécessité d’un processus inclusif. « Il faut d’abord régler la question des deux Kivu, le Nord et le Sud. Que fait-on d’eux ? Est-ce qu’ils ne font pas partie de notre pays ? Il ne faut pas les oublier. »
Un avertissement lourd de sens, alors que le processus reste au point mort. Aucune date n’a été fixée pour relancer les scrutins provinciaux et ceux de la fédération. Le Comité de normalisation, fraîchement renouvelé, affirme vouloir « s’imprégner de la situation ». Mais sur le terrain, le manque de moyens, les difficultés logistiques et l’instabilité dans l’Est bloquent toute avancée.
Mosengo-Omba a néanmoins laissé une porte ouverte, évoquant la possibilité d’une solution transitoire. Pas question, selon lui, d’abandonner le processus : « Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’élections. Mais si vous avez une solution, proposez-la à la FECOFA. »
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