Des élèves, étudiants, cadres et agents de l’hôpital Mapon ont manifesté lundi 9 mars dans les rues de Kindu pour protester contre la décision du procureur général ordonnant le gel des comptes bancaires de l’Université Mapon; une décision qui concerne aussi les écoles maternelle, primaire et secondaire et l’hôpital Mapon appartenant à l’ancien Premier ministre et opposant Matata Ponyo.
Il vit en exil, reconnu coupable de détournements de fonds dans l’affaire du parc agro-alimentaire Bukanga-Lonzo.
Au cours de cette marche pacifique, les manifestants ont exprimé leur opposition à cette mesure ; ils estiment qu’elle « pénalise » le fonctionnement de ces institutions éducatives et sanitaires.
Un mémorandum adressé au Président de la République
À l’issue de la manifestation, un mémorandum a été lu puis déposé auprès du gouvernement provincial à l’intention du Président de la République ; Félix Tshisekedi à qui ils demandent d’ordonner la levée rapide du gel des comptes de leurs institutions.
Selon eux, ces comptes ne constituent pas le patrimoine d’un individu, mais ceux d’institutions qui contribuent à la formation des jeunes et aux services de santé dans la province.
« Les comptes de l’université Mapon ont fait l’objet d’une mesure de gel. Or, ces comptes ne constituent nullement le patrimoine d’un individu, mais celui d’une institution académique qui forme chaque année des centaines de jeunes congolais appelés à servir leur pays », a déclaré Nlandu Mengi Carlos, coordonnateur des étudiants de l’université.
Les étudiants plaident pour la stabilité académique
Les étudiants assurent que leur démarche n’est ni politique ni conflictuelle, mais qu’elle vise à préserver leur droit à une formation universitaire stable.
« En tant qu’étudiants, nous ne sommes ni dans une logique de confrontation ni dans une logique politique. Notre démarche se veut strictement républicaine, pacifique et légaliste », a souligné M. Nlandu.
Les manifestants redoutent que le maintien du gel des comptes ne perturbe le fonctionnement de l’université et des établissements scolaires concernés.
L’éducation au cœur des revendications
Dans leur mémorandum, les étudiants rappellent l’importance de l’éducation pour le développement du pays. Ils citent notamment Nelson Mandela : « L’éducation est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde ».
Pour eux, toute décision qui fragilise les institutions éducatives compromet également l’avenir des jeunes et le développement de la nation.
Les manifestants espèrent désormais une intervention rapide des autorités afin de permettre la reprise normale des activités académiques et sanitaires au sein des institutions concernées.






