Lésions de la peau dues au virus mpox (dénommé variole du singe jusqu’en novembre 2022) sur des enfants de Bombongolo, en République démocratique du Congo, en 2016. KRIS PANNECOUCKE/PANOS-REA
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté, samedi 25 novembre, 12 569 cas suspects de variole du singe, également appelé mpox, dont 581 décès, en République démocratique du Congo (RDC) de janvier au 12 novembre.
« Il s’agit du nombre de cas le plus élevé jamais signalé pour une année, certaines dans des zones géographiques qui n’avaient jamais fait état de cas de mpox auparavant, y compris à Kinshasa, Lualaba et dans le Sud-Kivu », selon un rapport de situation de l’OMS à Genève.
Inquiète face à de nouvelles caractéristiques de transmission par voie sexuelle du clade (variant) 1 du virus, l’OMS mène actuellement une mission conjointe avec le ministère de la santé de RDC « pour évaluer la situation ».
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La maladie – signalée pour la première fois chez l’homme en 1970 en RDC – se caractérise par des éruptions cutanées, qui peuvent apparaître sur les organes génitaux ou dans la bouche, et peut s’accompagner de poussées de fièvres, de maux de gorge ou de douleurs au niveau des ganglions lymphatiques.
Des flambées de mpox avaient été constatées, à partir de mai 2022, en Europe et aux Etats-Unis, en dehors de la dizaine de pays d’Afrique centrale et de l’Ouest où la maladie est depuis longtemps endémique, poussant l’OMS à déclarer le niveau d’alerte maximale le 23 juillet 2022. Le 11 mai, l’OMS avait levé l’alerte, tout en appelant à rester vigilant.
Transmission sexuelle
Cette épidémie (entraînée par le clade 2b du virus) s’est propagée avant tout du fait de la transmission par contact sexuel parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes. La transmission peut également s’opérer par le biais d’objets contaminés notamment.
Un total de 91 788 cas de mpox confirmés en laboratoire, dont 167 décès, a été déclarés dans 116 pays et territoires de janvier 2022 au 31 octobre 2023, selon l’OMS.
Il existe deux clades connues du mpox : le clade 1 et le clade 2, autrefois appelés clades du bassin du Congo et de l’Afrique de l’Ouest.
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Selon l’OMS, la RDC n’a pas signalé de cas liés au clade 2b pendant l’épidémie mondiale, seul le clade 1 ayant été détecté dans le pays. Et jusqu’en avril dernier, aucun cas documenté de transmission sexuelle du clade I n’avait été enregistré à l’échelle mondiale.
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Mais en avril, un premier foyer épidémique de cas suspects de clade 1 de mpox transmis sexuellement a été identifié à Kenge, environ 260 km à l’est de Kinshasa. « Ces nouvelles caractéristiques de transmission par voie sexuelle (du clade 1) font désormais naître des préoccupations supplémentaires quant à la rapide expansion continue de l’épidémie dans le pays », ajoute l’agence onusienne.
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