La coordination provinciale du parti politique Ensemble pour la République déplore les actes de vandalisme perpétrés contre le siège de sa fédération de la Tshangu, situé dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa.
Dans une déclaration faite ce lundi 23 février devant la presse, Mike Mukebayi Nkoso, coordonnateur provincial d’Ensemble, a expliqué que les faits se sont déroulés dans la nuit de samedi à dimanche.
Il attribue cette attaque à des membres de la « Force du progrès », une structure proche de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Mike Mukebayi Nkoso condamne ce qu’il qualifie d’actes d’intolérance politique visant l’opposition. Il a également interpellé le président de la République et la communauté internationale.
« Ce qui nous indigne, ce qui nous choque, c’est l’indifférence et la passivité de la police sur place. Mais plus encore, qu’une simple banderole provoque une telle réaction. Vous vous rendez compte du niveau d’intolérance ? Vous vous rendez compte à quel point Félix Tshisekedi laisse prospérer l’intolérance dans la capitale ? Et si cela se passe ainsi à Kinshasa, imaginez ailleurs, là où il n’y a pas autant de couverture médiatique ni autant de réseaux sociaux », a fustigé ce cadre d’Ensemble pour la République.
Il a regretté qu’une banderole à l’effigie de Moïse Katumbi, installée devant l’immeuble, ait suscité la colère des jeunes de la Force du progrès, au point de planifier une opération nocturne pour l’enlever et vandaliser le siège du parti.
« Imaginez si Katumbi se rend à Tshangu sans sécurité renforcée… ce qui pourrait lui arriver ! D’un côté, on dit “condamnons la violence”, mais de l’autre, nous qui avons choisi de mener la lutte démocratiquement, à mains nues, voici les traitements qu’on nous réserve sous Félix Tshisekedi. C’est choquant », a poursuivi Mike Mukebayi Nkoso.
Il affirme avoir interpellé les pays partenaires de la République démocratique du Congo, des puissances avec lesquelles le pays partage l’idéal démocratique.
Ensemble pour la République annonce par ailleurs qu’il mènera une tournée auprès des chancelleries afin d’alerter sur cette montée de l’intolérance politique. Le parti dit également envisager des échanges avec des organisations internationales œuvrant dans le domaine des droits humains pour les sensibiliser à cette situation.
En réaction, Gustave Lutumba, cadre de l’UDPS, rejette ces accusations. Il affirme que les auteurs des actes de vandalisme ne sont pas membres de la Force du progrès. Selon lui, l’opposition chercherait plutôt à tirer profit de tels incidents pour accentuer la tension politique en vue d’un éventuel dialogue.





