L’Alliance Productive de Kisangani (APK) a annoncé avoir exporté 28 tonnes de cacao au cours de l’année 2025 dans la province de la Tshopo. Ce chiffre a été présenté samedi 7 mars lors d’un point de presse tenu à Kisangani, marquant une avancée notable dans la relance de la filière cacao dans cette partie du pays.
Un premier bilan encourageant
Selon Dominique Kasimba, coordonnateur de l’APK, ces premières exportations constituent une étape déterminante vers la concrétisation d’ambitions beaucoup plus élevées.
« Tout ce que nous avons déjà mis en place va nous permettre d’ici 2030 de produire ou d’exporter près de 1 000 tonnes de cacao par an », a-t-il déclaré.
Cette perspective est soutenue par plusieurs actions déjà engagées dans l’encadrement des producteurs, l’amélioration des plantations et la structuration de la chaîne de valeur.
Un climat des affaires jugé étouffant
Malgré ces avancées, le coordonnateur a tiré la sonnette d’alarme concernant les obstacles qui freinent le développement de la filière.
Il déplore notamment la multiplicité de taxes, souvent difficilement traçables, imposées aux opérateurs économiques.
« On ne peut pas avoir un bon climat des affaires si les producteurs doivent toujours faire face à une multitude de taxes qu’ils ne peuvent pas retracer. Nous exigeons l’harmonisation et la centralisation des paiements pour éviter le matraquage fiscal », a insisté Dominique Kasimba.
Selon lui, cette pression administrative pourrait étouffer l’élan observé et nuire à l’émergence du secteur cacao dans la région.
Cette tracasserie nuirait gravement aux activités d’exportation, à l’adresse indiquée, appelant à une réaction urgente des autorités provinciales et nationales pour démanteler ce réseau.






