« On ne combat pas le terrorisme seul. Il faut mener des opérations multidimensionnelles ». C’est ce qu’a déclaré mardi 24 février le chef d’état-major général adjoint des FARDC chargé des opérations et du renseignement, le général Jacques Chaligonza, lors de la deuxième journée du forum provincial consacré à la problématique des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées).
Le général Chaligonza a révélé l’ampleur du sacrifice humain consenti par l’armée régulière. Depuis 2014, plus de 2 600 militaires ont perdu la vie dans les opérations contre les ADF.
Pour lui, l’armée seule ne pourra pas venir à bout de ce phénomène terroriste : « On ne combat pas le terrorisme seul. Il faut mener des opérations multidimensionnelles. La République démocratique du Congo est précieuse et ce qui est précieux doit être défendu par tous », a-t-il martelé.
Une coalition de forces et d’idées
Cette nécessité d’une “approche globale” a été le fil conducteur des interventions. Roxane de Bilderling, ambassadrice de Belgique en RDC, a insisté sur la synergie entre les différents acteurs :
- L’armée pour la pression cinétique sur le terrain.
- La société civile pour l’alerte et la résilience communautaire.
- Les partenaires internationaux pour l’appui logistique et diplomatique.
De son côté, la Force de la MONUSCO, représentée par le général Givens Kishombe, a mis l’accent sur le renseignement humain. Il a exhorté la population locale à renforcer le partage d’informations avec les forces de sécurité pour anticiper les mouvements de l’ennemi.
Au cours de ce forum, qui s’achève ce mercredi soir, autorités civiles, militaires et partenaires internationaux ont planché sur une nouvelle stratégie pour éradiquer ce groupe armé qui endeuille la région depuis plus d’une décennie.
Organisées à l’initiative du gouverneur de province, le général Evariste Kakule Somo, ces assises constituent une première à l’échelle nationale. L’objectif est clair : sortir du “tout militaire” pour formuler des recommandations concrètes et durables. Celles-ci devraient servir de base à une nouvelle feuille de route pour la sécurisation du Nord-Kivu et de l’Ituri.






