Le Département d’État des États-Unis d’Amérique a renforcé sa position face à la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué publié le 6 mars 2026, le ministère américain des Affaires étrangères annonce une politique de restrictions de visas visant plusieurs hauts responsables rwandais, accusés de contribuer à l’instabilité régionale.
Selon le communiqué, ces responsables ont continué de soutenir la rébellion de l’AFC-M23 et de violer les Accords de Washington, alimentant la violence dans la région des Grands lacs. Washington rappelle que les engagements pris dans ces accords doivent être appliqués pleinement et sans délai.
La RDC est ainsi appelée à neutraliser immédiatement les rebelles des Forces de libération du Rwanda (FDLR) et ses affiliés ; tandis que le Rwanda doit procéder au retrait total de ses troupes et équipements militaires du territoire congolais.
Le Département d’État considère ces mesures comme essentielles pour libérer le potentiel économique immense de la région. Il avertit par ailleurs que toute personne responsable, complice ou facilitatrice d’actes compromettant la paix dans les Grands lacs s’expose à des conséquences concrètes, y compris des restrictions pouvant toucher certains membres de sa famille.
Les Etats-Unis avaient annoncé, le lundi 2 mars 2026, l’imposition de sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs officiers supérieurs. Washington reproche à ces derniers leur soutien opérationnel direct au Mouvement du 23 mars (M23) et à ses affiliés dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Parmi les personnes visées figurent Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise, ainsi que le chef d’état-major de la défense, selon le site du Trésor américain.






