Des centaines d’enseignants et d’inspecteurs réclament le paiement de leurs primes de prestation pour les épreuves nationales de l’édition 2024-2025.
Réunis en assemblée générale, des enseignants, surveillants et inspecteurs ayant participé à l’organisation des épreuves nationales notamment les examens préliminaires, la session ordinaire de l’Examen d’État et le TENASOSP dénoncent le silence du gouvernement quant au paiement de leurs primes.
Trois provinces éducatives de l’Ituri sont concernées par cette situation.
Selon eux, le Gouvernement avait exonéré les parents des frais de participation, en promettant de prendre en charge ces dépenses. Cependant, une année après, aucune prime n’a encore été versée. Ces enseignants menacent désormais de boycotter la session de cette année.
Certains enseignants affirment avoir contracté des dettes pour se rendre dans des territoires comme Mambasa ou Djugu, parfois dans des zones jugées insécurisées, afin d’assurer le bon déroulement de ces épreuves.
Patrick Girinegi, président de l’intersyndicale des enseignants de l’Ituri 1, hausse le ton :
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Selon ces enseignants, dans d’autres provinces notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu — également exonérées des frais de participation, les primes ont déjà été payées. Ce qui n’est toujours pas le cas en Ituri.
Chaque élève finaliste du secondaire devait payer 125 000 francs congolais (54 USD) pour participer à ces épreuves. Certains parents s’en sont déjà acquittés, mais ces montants n’ont jusqu’ici pas été remboursés par les écoles.





