La chefferie de Bwito est sous le choc après le double meurtre, dans la nuit de mercredi à jeudi 22 janvier, du chef de groupement intérimaire de Kanyabayonga et de son épouse. Ce crime, perpétré à leur domicile par des hommes armés non identifiés, présente toutes les caractéristiques d’une exécution ciblée.
Les faits se sont produits aux alentours de 23 heures (heure locale) dans cette cité stratégique du territoire de Rutshuru (Nord-Kivu). Claude Mungumwa, notable local qui assurait l’intérim à la tête du groupement, a été abattu de sang-froid aux côtés de sa compagnie.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, les assaillants ont quitté les lieux immédiatement après avoir ouvert le feu, sans rien emporter. L’absence de pillage renforce l’hypothèse d’une attaque planifiée visant spécifiquement l’autorité coutumière, plutôt qu’un acte de banditisme urbain ou de criminalité commune.
La localité de Kanyabayonga, située dans une zone sous influence de la rébellion AFC-M23 et d’autres milices locales, vit dans un climat de tension permanente. Cette double exécution illustre une fois de plus la vulnérabilité des civils et des chefs locaux dans cette région, avec des menaces constantes sur les autorités coutumières refusant de collaborer.
Après leur forfait, les auteurs de ce double meurtre se sont évaporés dans la nature. Jusqu’à présent, aucune revendication n’a été faite et aucune interpellation n’a été signalée par les forces en présence dans la zone.






