L’absence de toilettes publiques demeure une préoccupation majeure au quartier Beau-Marché dans la commune de Barumbu, Kinshasa. Aux entrées de certaines avenues et dans certains coins de rue, a constaté Radio Okapi jeudi 2 avril 2026, des tas de déchets ménagers se mêlent aux matières fécales et aux urines. Cette situation expose les habitants ou passants à des risques sanitaires.
Sur place, des individus urinent ou défèquent un peu partout, le long des murs et dans des caniveaux. Par endroits, des odeurs nauséabondes se dégagent ; incommodant les riverains ou passants et alimente les craintes liées à la propagation de maladies.
Indignation des habitants
Face à cette situation, certains habitants admettent que le comportement immoral de certains passants contribue à l’aggravation de l’insalubrité sur leurs avenues. Selon eux, de nombreux passants font leurs besoins en pleine rue, dans les espaces publics et dans les caniveaux notamment en raison du manque d’installations sanitaires.
Plusieurs riverains appellent ainsi les autorités à renforcer la sensibilisation et à mettre en place des dispositifs efficaces pour améliorer les conditions d’hygiène dans leurs avenues.
Risques des maladies
Certains d’entre eux estiment que cette situation représente un problème majeur d’hygiène et de salubrité, avec des conséquences directes non seulement sur la santé de la population mais aussi sur le plan moral.
« Ici à Beau-Marché, surtout à côté du rond-point, il y a des gens qui se permettent de se soulager en pleine rue, sans honte ni crainte, sans même se poser la question si c’est qu’ils font ne peut pas faire du mal ou indisposer les habitants et les passants. Matin et soir, on est obligé d’entrer et sortir sur notre avenue avec des odeurs désagréables », se plaint une habitante de ce coin.
Faute d’installations sanitaires…
Pour d’autres, le problème devient de plus en plus préoccupant, notamment dans les zones très fréquentées où les toilettes publiques sont inexistantes.
« Nous avons un problème sérieux avec les toilettes publiques. Dans les endroits très fréquentés comme dans les arrêts, il y a un groupe important de personnes qui peut rester plus d’une heure pour attendre le transport. Et quelqu’un peut sentir les besoins d’aller se soulager et par manque de toilette, il le fait en route », déclare un autre habitant.
Face à cette situation, les habitants de Barumbu interpellent les autorités locales. Ils demandent la construction de latrines publiques propres, accessibles et régulièrement entretenues, afin d’améliorer les conditions de vie dans la commune.






