Le site minier de Lomera dans le groupement de Luhihi au nord du territoire de Kabare (Sud-Kivu) a été définitivement fermé mardi 4 novembre par l’AFC-M23.
Les opérateurs économiques, qui avaient choisi d’investir dans l’exploitation artisanale d’or à Lomera, ont commencé à évacuer leurs outils de travail. D’autres encore éprouvent d’importantes difficultés pour assurer le transport de leurs lourds moteurs, tels que les concasseurs ou encore les motopompes.
Le mouvement citoyen Pamoja kwa Amani (Tous pour la paix) estime que la fermeture de ce site, pour des raisons inconnues jusqu’ici, vient aggraver les souffrances des habitants de Lomera, dont de nombreux vivent de cet artisanat.
“La population du Kivu souffre déjà terriblement avec tout ce que nous sommes en train de connaître comme conséquences de la guerre. Et à Bukavu, toutes les activités économiques sont totalement paralysées, le traumatisme est à son comble, les banques et les coopératives ne sont pas opérationnelles, bref la situation économique est catastrophique”, déplore un activiste de ce mouvement citoyen, Jean-Chrisostome Kijana.
Pour cette population « déjà martyrisée », poursuit-il, le site de Lomera à Luhihi représente une source de revenus et d’alimentation pour plusieurs milliers de ménages.
Je redoute un regain de la criminalité dans la zone; “parce que tous ces gens qui étaient actifs dans ce site vont se retrouver sans activité et ils risqueraient de se livrer à des actes de vandalisme, à des actes de violence”.
Et de l’autre côté, beaucoup de personnes – notamment des femmes – qui avaient pris des crédits pour aller lancer des activités à Luhihi, à Lomera, se retrouvent aujourd’hui totalement abandonnées.






