La situation de tension observée en début de semaine dans l’approvisionnement en carburant s’est normalisée jeudi 26 mars à Kinshasa.
Après deux jours de bousculades et de longues files d’attente, les usagers des routes de la capitale accèdent désormais aux produits pétroliers sans difficulté.
À Kintambo Magasin, comme dans plusieurs autres quartiers de Kinshasa, le calme est revenu dans les stations-service. Les scènes de chaos de lundi et mardi, où des conducteurs passaient parfois la nuit entière devant les pompes, ont laissé place à une distribution fluide.
Un approvisionnement sécurisé
Ce retour au calme fait suite aux assurances données par les autorités et les opérateurs techniques.
Le Directeur général du SEP-Congo, Malick Ndiaye, a affirmé que les stocks d’essence et de gasoil sont suffisants pour desservir la capitale et l’intérieur du pays.
La ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, s’est rendue dans les installations de SEP Congo pour confirmer la présence des produits pétroliers.
Sur le terrain, les chauffeurs confirment se ravitailler désormais en quelques minutes.
« On ne souffre plus. Dès que tu entres, tu te ravitailles directement », témoigne un utilisateur à Kintambo.
Vers un apaisement social global
Parallèlement à la fin de la crise du carburant, Kinshasa enregistre un autre signal d’apaisement avec la suspension, depuis mercredi, de la grève dans le secteur du commerce.
Après deux jours de tensions sociales, les syndicats ont levé le mot d’ordre suite à l’engagement du ministre du Travail d’envoyer une mission d’inspection pour contrôler les employeurs récalcitrants. Plusieurs opérateurs économiques ont également signé des protocoles d’accord pour l’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) d’ici la fin du mois.





