Le Président, Félix Tshisekedi, a lancé ce lundi mars à Kinshasa, le Forum national des Affaires coutumières, placé sous le thème : « Le renforcement de l’autorité coutumière, gage de la stabilité, du développement, de la sécurité et de la cohésion des communautés en RDC ».
Cette rencontre nationale vise à repenser le rôle et l’organisation des entités coutumières afin d’en faire de véritables leviers de développement à la base. Selon le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, l’objectif est de structurer et transformer ces entités pour qu’elles contribuent efficacement à la gouvernance locale.
Passer du texte à la pratique
Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’adapter le cadre juridique aux réalités du terrain.
« L’enjeu aujourd’hui est de passer du cadre juridique à la pratique, du texte à la gouvernance quotidienne », a déclaré Félix Tshisekedi.
Il a également lancé un message face aux tentatives des forces d’agression rwandaise de substituer les chefs coutumiers légitimes par des individus imposés, étrangers aux coutumes locales : « Aucune puissance, aucun groupe armé, aucune administration parallèle, ne pourrait effacer nos lignages. Les terres de nos ancêtres ne sont pas des terrains de manœuvres géopolitiques».
Pour le Président, une meilleure coordination entre autorités traditionnelles et institutions publiques constitue un impératif pour prévenir les conflits et consolider la cohésion sociale.
Le pouvoir coutumier au cœur des projets stratégiques
De son côté, le vice-ministre des Affaires coutumières, Jean-Baptiste Ndenze, lui-même autorité traditionnelle, a plaidé pour une implication accumulée du pouvoir coutumier dans la mise en œuvre du projet écologique « Couloir vert Kivu-Kinshasa ».
Selon lui, « pour que ce projet soit un succès, la capacitation des entités opérationnelles décentralisées représente le point clé ». Il a souligné que les chefs coutumiers doivent être associés aux initiatives environnementales et de développement durable, notamment dans la gestion des terres et des ressources naturelles.
À travers ce forum, les autorités congolaises entendent poser les bases d’une réforme structurelle des affaires coutumières, avec l’ambition de faire de l’autorité traditionnelle un acteur clé de la stabilité et du développement en RDC.






