Plusieurs magasins appartenant à des commerçants indo-pakistanais sont restés fermés ce lundi 23 mars au centre-ville de Kinshasa.
A l’origine de cette grève : la contestation liée à la non-application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), fixé à 21 500 francs congolais.
Cette situation met en évidence les tensions sociales et économiques croissantes dans la capitale congolaise.
Dans le centre-ville, les activités commerciales sont fortement perturbées. Les travailleurs réclament de meilleures conditions salariales et dénoncent le non-respect de leurs droits.
L’un d’eux témoigne :
« Nous sommes en grève pour nos droits. Le Président de la République nous avait promis qu’à partir de janvier, le SMIG serait respecté au montant de 21 500 FC. Jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu. Et comme nous sommes dehors, nous ne savons même pas comment rentrer faute de transport ».
Les syndicalistes soutiennent pleinement ces revendications et évitent qu’ils puissent renforcer le mouvement en l’absence de solution rapide et concrète.
De leur côté, les commerçants dénoncent des charges qu’ils jugent difficiles à concilier avec l’application du nouveau SMIG, tandis que les travailleurs insistent sur la nécessité d’en assurer l’effectivité.
En attendant une réaction officielle des autorités, la situation demeure tendue à Kinshasa. La reprise des activités dépendra désormais des mesures qui seront prises dans les prochains jours.






