Alors que la grève des travailleurs des magasins tenue par des Indo-pakistanais à Kinshasa, autour de l’application du SMIG, se durcit, un membre de l’intersyndicale du secteur commerce, Justin Muila, a été interpellé par la police et transféré au camp Lufungula.
Ce mercredi 25 mars, les portes de plusieurs magasins sont conservées fermées au centre-ville de Kinshasa. Les travailleurs ont poursuivi leur mouvement alors qu’un de leurs syndicalistes avait été arrêté la veille, pendant qu’il sensibilisait les employés à l’aide d’un mégaphone pour réclamer l’application du SMIG. Les grévistes dénoncent cette interpellation et appellent les autorités à libérer immédiatement leur collègue.
Guy Kuku, membre de l’intersyndicale, indique que l’arrestation de ce syndicaliste n’est pas un cas isolé dans le pays. Il affirme qu’un autre représentant syndical est détenu à Ofay, dans la province de l’Ituri. Il rappelle par ailleurs que la grève est un droit garanti par la Constitution et que la Police nationale est censée encadrer les manifestants.
« Aujourd’hui, à Kinshasa, il y a encore eu une arrestation. La grève est garantie par la Constitution et la police doit encadrer les gens qui sont en grève, parce que ça a été annoncé, parce que c’est une grève légale. Nous ne comprenons pas pourquoi on doit continuer à arrêter les syndicalistes, parce qu’ils réclament », at-il déclaré.
Entre-temps, les activités commerciales restent paralysées dans plusieurs soirées de la ville de Kinshasa depuis lundi 23 mars.



