Les agents et cadres du secteur public de la santé dans la province du Kasaï observent, depuis le mercredi 18 mars, une grève générale de trente jours. Ce mouvement, décrété par l’intersyndicale du secteur, touche les structures sanitaires des 18 zones de santé de la province.
Les grévistes réclament le paiement de sept mois d’arriérés de salaire complémentaire. Ils dénoncent également la précarité de leurs conditions de travail et le non-respect des engagements pris par le gouvernement central. Selon l’intersyndicale, le Kasaï est la seule province à accuser un tel retard de paiement.
Une situation sociale précaire
Le président de l’intersyndicale, Jean Mekanda, affirme que la souffrance des agents a atteint un niveau critique. De nombreux professionnels de santé ne parviennent plus à couvrir les besoins essentiels de leurs familles, tels que le logement, la nourriture et la scolarité des enfants.
Certains agents, incapables de payer leur loyer, ont été expulsés de leurs habitations. « Plusieurs collègues vivent désormais à la belle étoile », déplore Jean Mekanda.
Une « grève sèche » jusqu’en avril
Ce mouvement de « grève sèche » est prévu pour durer jusqu’au 19 avril 2026. Durant cette période de trente jours, les activités dans les hôpitaux et centres de santé publics de la province seront paralysées.
Les syndicats conditionnent la reprise du travail par le versement effectif de leurs arrivées et l’amélioration de leurs conditions de vie.






