Le calme est revenu à la station de Lusinga, située au cœur du Parc national de l’Upemba, deux jours après une attaque des miliciens Maï-Maï. Si le gouvernement provincial du Haut-Katanga assure que la situation est sous contrôle, les forces de défense poursuivent des opérations de ratissage pour sécuriser ce sanctuaire de la biodiversité.
L’attaque, survenue mardi 3 mars, a provoqué une vive inquiétude au sein de la province. En réponse, le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga a dépêché sur place son ministre provincial de l’Intérieur pour évaluer les dégâts et coordonner la réponse sécuritaire avec les responsables du parc.
Opérations de ratissage en cours
Sur le plan militaire, des sources proches de la 22è région militaire confirment que la pression est maintenue sur les assaillants. Des unités des FARDC procèdent actuellement à des opérations de ratissage dans le parc et ses environs afin de débusquer les poches de résistance des miliciens et d’empêcher toute nouvelle incursion.
La station de Lusinga est un point stratégique pour le Parc national de l’Upemba, site qui bénéficie de l’appui d’organismes internationaux pour la sauvegarde de l’environnement. Cependant, cet espace protégé est régulièrement la cible de groupes armés.
Le parc de l’Upemba paie un lourd tribut à cette insécurité :
Menace sur la biodiversité : L’activisme des milices entrave les efforts de conservation.
Vies humaines sacrifiées : Par le passé, de nombreux éco-gardes ont perdu la vie en tentant de protéger ce patrimoine contre les braconniers et les groupes armés.
Cette nouvelle attaque intervient alors que les autorités congolaises font face à des défis sécuritaires multiples. Comme le souligne la presse ce mercredi (notamment La Tempête des Tropiques et Congo Nouveau), le renforcement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national est une priorité absolue affichée par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Le rétablissement de la sécurité dans les parcs nationaux, souvent utilisés comme bases-arrière par des forces négatives, demeure un enjeu majeur pour la stabilisation de la région du Grand Katanga.






