La polémique autour d’un éventuel changement de la Constitution, ainsi que les excuses de Bahati Lukwebo après ses déclarations sur ce sujet, dominent l’actualité de ce mercredi 11 mars 2026 dans plusieurs journaux et médias de Kinshasa.
RDC : Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté à Félix Tshisekedi, écrit Info27.cd
Info27.cd précise que le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a présenté ses excuses à ses collègues sénateurs et réaffirmé sa loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi, dans une communication transmise aux membres de la chambre haute du Parlement.
« Je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté au chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que mon engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation », a-t-il déclaré.
D’après Info27, dans ce message, il affirme que ses propositions tenues lors de sa conférence de presse du 4 mars 2026 ont été mal interprétées. Le deuxième vice-président du Sénat explique que certaines déclarations ont été sorties de leur contexte, notamment celles liées à la question d’une éventuelle révision de la Constitution.
Info27 souligne que par ailleurs que, Modeste Bahati Lukwebo dénonce ce qu’il qualifie de « cabale » autour du dossier relatif à l’acquisition de la succursale Bralima de Bukavu par le groupe Heineken. Il assure également soutenir les initiatives de paix en cours dans la région des Grands Lacs, notamment l’Accord de Washington sur la crise dans l’Est de la RDC.
Le quotidien Le Phare s’intéresse à la position de l’AFDC-A et titre : « Bahati Lukwebo, un rétropédalage qui ne change rien ».
Le journal rapporte que l’autorité morale de ce regroupement a clarifié ses propositions et présentés ses excuses après ses récentes déclarations sur la Constitution. Une information relayée par Actualite.cd et Actu30.cd, qui précise que le sénateur Bahati Lukwebo a réitéré sa loyauté au Chef de l’État.
De son côté, Actualité.cd titre : RDC : Lukwebo clarifie ses propositions en rapport avec la Constitution
Le média note que le deuxième vice-président du Sénat, Bahati Lukwebo revient une semaine après pour clarifier ses propositions tenues au cours d’un point de presse au cours duquel il s’est notamment prononcé sur le changement ou la modification de la constitution. Dans un message écrit, Lukwebo clame avoir mal été compris en répondant à une question « hors sujet » d’un journaliste.
« Ma réponse a été mal comprise lorsque je disais qu’il faut d’abord changer de mentalités avant de changer la Constitution et donc le problème des textes ne se pose pas mais c’est plutôt un problème d’application par les hommes. Nulle part, il est sorti de ma bouche que je m’oppose à la modification de la Constitution. J’avais plutôt suggéré qu’on en débatte dans le cadre de l’Union sacrée de la Nation », rapporte actualite.cd.
Pour lui, « certains se sont accrochés à quelques passages, les sortant de leur contexte ». M. Lukwebo était impliqué ce jour-là sur un slogan largement vulgarisé ces derniers temps par les sympathisants du pouvoir qui affirment que « Tshisekedi n’a pas de mandats, mais plutôt de mission », sollicitant la prolongation de son bail à la tête du pays. En réaction, Lukwebo affirmait qu’il considérait le Chef de l’État comme un républicain disposant d’un mandat qui s’achève en 2028, avant d’envisager toute autre possibilité.
Sur la même thématique : La Tempête des Tropiques informe qu’une déclaration officielle a été publiée par les cadres de l’AFDC-A. Le regroupement et réaffirme son soutien « total et inconditionnel » à Félix Tshisekedi, se désolidarisant de toute ambiguïté sur la question constitutionnelle. Dans le même camp politique, Le Lauréat rapporte que le regroupement de Didier Budimbu, l’AVC, se prononce désormais ouvertement en faveur d’un éventuel troisième mandat pour l’actuel Président de la République.
Le débat sur la Loi fondamentale est à la Une du tri-hebdomadaire Congo Nouveau.
Le journal note : « Débat sur le changement de la Constitution : l’Est occupé, des politiciens dans la distraction ».
Dans ses colonnes, le confrère souligne que pendant que les discussions politiques s’intensifient dans la capitale, plusieurs territoires en Ituri et au Nord-Kivu restent sous l’occupation de forces étrangères et de groupes armés. Congo Nouveau fustige ce qu’il qualifie de déconnexion entre les priorités de la classe politique et l’urgence de la restauration de la paix pour les milliers de déplacés vivants dans des conditions précaires.






