Revue de presse kinoise du mercredi 18 février 2026.
La plupart des journaux parus ce mercredi à Kinshasa s’intéressent à la mobilisation de l’Union européenne face à l’aggravation rapide de la situation humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Infos 27 ouvre la marche et souligne que Bruxelles a annoncé une nouvelle enveloppe de 81,2 millions d’euros destinée à soutenir les populations déplacées, les réfugiés et les communautés affectées par les violences dans la région des Grands Lacs. Ce quotidien explique que la majeure partie de cette aide sera consacrée aux opérations d’urgence à l’intérieur de la RDC, où les combats ont provoqué des déplacements massifs ainsi qu’une pénurie critique de nourriture, d’eau potable et d’abris. Le portail précise que cette initiative intervient alors que plus de 21 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, l’une des crises les plus graves au monde. En mission dans la région, indique le tabloïd, la commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, entend évaluer les besoins prioritaires et plaider pour un accès humanitaire sans entrave.
Grâce à ce nouveau financement, fait savoir La Référence Plus, l’Union européenne fournira des services vitaux aux populations les plus vulnérables dans l’Est de la RDC, ainsi qu’aux réfugiés congolais contraints de fuir le pays. Ce quotidien précise que ce financement soutiendra également des projets d’aide au Burundi, où la situation humanitaire demeure fragile, ainsi qu’au Rwanda et en Tanzanie. Le portail révèle que ces fonds permettront notamment de renforcer l’aide alimentaire d’urgence, les soins de santé et de nutrition, l’accès à l’eau, à l’assainissement et aux abris de base, ainsi que les services de protection.
Sur l’enveloppe globale, écrit Le Potentiel, 68 millions d’euros seront consacrés à l’aide humanitaire en RDC, où les affrontements dans l’Est du pays continueront d’aggraver la situation des civils dans les provinces orientales, en proie à l’activisme de groupes armés. Ces violences ont provoqué des millions de déplacés internes vivants dans des conditions précaires. Selon le communiqué de l’UE, repris dans les colonnes du tabloïd, ce financement permettra notamment de fournir une aide alimentaire d’urgence, d’assurer des soins de santé et une prise en charge nutritionnelle pour les enfants et les femmes vulnérables, de rétablir l’accès à l’eau potable, aux installations sanitaires et aux abris de base pour les familles déplacées, ainsi que de renforcer les services de protection, y compris la prise en charge des survivants de violences basées sur le genre et la protection de l’enfance.
Chronik’Eco signale que cette aide humanitaire de l’UE permet de sauver des vies et d’atténuer les souffrances immédiates. Toutefois, rappelle cette semaine, cette enveloppe ne saurait se substituer à des solutions politiques durables visant à restaurer la sécurité, renforcer la gouvernance locale et promouvoir un développement inclusif dans les provinces affectées. En réaffirmant son engagement financier, constate le portail, l’Union européenne consolide sa position parmi les principaux partenaires humanitaires de la RDC. Reste à savoir dans quelle mesure ces appuis, conjugués aux efforts diplomatiques et sécuritaires en cours, pourra contribuer à inverser la spirale de violence et de vulnérabilité qui frappe l’Est du pays depuis plusieurs décennies, poursuit l’hebdomadaire.
Sur une autre page, Le Phare note que le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales (CEEC) a procédé au chantier de réception de nouveaux équipements à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Selon ce quotidien, l’acquisition de ces kits constitue une avancée majeure pour la certification des minéraux stratégiques en République démocratique du Congo. Conduite par le président du conseil d’administration, Dave Kalemba Nkashama, rapporteur du tabloïd, la délégation du CEEC a entamé sa mission par l’inspection du nouvel entrepôt construit au quartier Baudouin, non loin de l’école Belle-Vue. Accompagné du directeur général Freddy Kanyinku et du directeur de cabinet adjoint du ministre des Mines, Marcelin Paluku Sadu, ajoute le portail, le groupe à pris la mesure des installations destinées à accueillir des équipements d’analyse de dernière génération.
Selon Le Quotidien, cette mission du CEEC s’est clôturée par une rencontre avec les agents de la direction provinciale. Cet hebdomadaire souligne que le président du conseil d’administration a salué leur contribution à la mise en œuvre de la politique nationale de valorisation des minéraux, tandis que le directeur général a insisté sur l’importance de maintenir la motivation du personnel. À travers ce projet, précise le tabloïd, le CEEC entend renforcer le contrôle et la certification des minéraux, dans un contexte international où les ressources stratégiques congolaises occupent une place de plus en plus centrale.






