Les activités sont pratiquement à l’arrêt depuis près d’une semaine au centre de santé de référence de Dala, situé dans le territoire de Djugu (Ituri). En cause : une insécurité persistante marquée par des affrontements répétés entre les FARDC et les éléments du groupe armé Convention pour la Révolution Populaire (CRP).
Face à cette situation, plusieurs patients ont abandonné leurs lits et se sont réfugiés en brousse.
Le centre de santé de référence de Dala, qui couvre une population estimée à plus de 60 000 personnes, fonctionne aujourd’hui au ralenti.
Selon des sources sanitaires locales, la majorité des malades hospitalisés ont quitté précipitamment l’établissement pour fuir les violences.
Ces patients évoquent notamment des affrontements récurrents entre les FARDC et la CRP ; un climat de méfiance, certains militaires assimilant des civils aux miliciens et des actes de sabotage, dont des vitres de l’établissement qui auraient été détruites par balles.
Cette situation a provoqué un quasi-arrêt des services médicaux, rendant difficile l’accueil même des militaires blessés, autrefois soignés dans ce centre.
Les populations se réfugient en brousse, au péril de leur santé
De nombreux habitants ont fui vers la brousse, où ils restent exposés aux maladies en raison du manque de soins.
Sans accès au centre de santé, ils se tournent désormais vers l’automédication, des pharmacies informelles ou des guérisseurs traditionnels.
Une alternative dangereuse qui, selon les sources locales, expose la population à des complications médicales graves.
Sur le plan financier, la désertion du centre entraîne une chute drastique des recettes, compromettant la continuité des services pour les rares patients qui s’y présentent encore.
Contacté au sujet des allégations visant certains militaires, le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, rejette ces accusations qu’il qualifie d’« infondées ».
Il indique cependant que depuis la reprise du contrôle de la zone par les FARDC, un retour progressif des populations est observé.
Alors que le centre de santé de Dala demeure presque vide et que les habitants vivent dans la crainte des affrontements, la situation sanitaire dans cette partie du territoire de Djugu se dégrade.
Les professionnels de santé craignent que la crise ne s’aggrave si la sécurité n’est pas rapidement rétablie afin de permettre le fonctionnement normal des structures médicales.






