L’insécurité persistante en Ituri freine l’accès du Programme alimentaire mondial (PAM) aux populations vulnérables, a déclaré Matthew Hollingworth, l’assistant directeur exécutif de l’agence onusienne, mardi 31 mars 2026 à Bunia. En mission d’évaluation dans la zone, il a plaidé pour des solutions durables en faveur des déplacés internes et des réfugiés sud-soudanais.
L’objectif de cette visite de terrain est double : évaluer la situation humanitaire actuelle et renforcer la collaboration avec les autorités provinciales pour optimiser l’aide.
Des zones difficiles d’accès
Selon Matthew Hollingworth, l’instabilité sécuritaire dans plusieurs zones de la province complique les opérations de ravitaillement et de distribution. Cette situation rend particulièrement difficile l’assistance aux personnes les plus fragiles, qui dépendent de l’aide internationale.
« Nous sommes ici pour voir comment nous pouvons aider autrement les populations, à travers des solutions durables, notamment en soutenant les personnes déplacées ainsi que les réfugiés sud-soudanais », a précisé le haut fonctionnaire du PAM. L’agence souhaite notamment accompagner les familles déplacées qui expriment le désir de retourner dans leurs villages d’origine dès que la sécurité y est rétablie.
Appel à la cohésion sociale
De son côté, le gouverneur de l’Ituri a profité de cette mission pour lancer un message à ses administrés. Il a insisté sur le fait que la paix est la condition préalable indispensable au retour des populations et au déploiement des projets de développement.
« Nous appelons la population au pardon et à la réconciliation pour permettre le retour de la paix », a martelé l’autorité provinciale. Selon lui, seule une stabilité durable permettra aux partenaires humanitaires et à l’État de passer de l’urgence à des projets structurants au bénéfice de la province.





