La Première ministre, Judith Suminwa, séjourne à Kisantu, dans le territoire de Mbanza‑Ngungu (Kongo Central), pour procéder ce lundi 23 février au lancement officiel des travaux de construction des Cliniques de l’Université Kongo (UK).
L’événement, largement annoncé par les médias locaux et nationaux, a suscité une forte mobilisation populaire, rarement observée dans cette partie du pays.
Face à cette foule impressionnante, la Cheffe du Gouvernement a salué la mobilisation spontanée avant de rappeler le sens de sa visite :
« Je suis contente de votre mobilisation pour m’accueillir au Kongo Central. Je suis venue réaliser ma promesse faite l’autre fois pour la pose de la première pierre lançant les travaux des cliniques de l’Université Kongo. Je tiens à remercier le comité de gestion de cette université pour cet ouvrage qui permettra aux étudiants d’apprendre dans les meilleures conditions. Les engagements du Chef de l’État seront réalisés. Je mets la pression sur mon Gouvernement… »
Judith Suminwa reconnaît que de nombreux défis restent à relever dans cette contrée. Le complexe hospitalier, baptisé en son nom, constitue un hommage à son élévation en tant que première femme Première ministre de la RDC et première personnalité du Kongo Central à accéder à cette fonction.
Un hôpital universitaire de 3 000 lits
Le projet porté par l’Université Kongo prévoit la construction d’une polyclinique universitaire de 3 000 lits, dotée de l’ensemble des services médicaux nécessaires pour répondre aux besoins sanitaires de la population.
Ce complexe constituera également un cadre optimal de formation et de recherche pour les étudiants en médecine.
Le coût global des travaux est estimé à 6,7 millions USD, auxquels s’ajoutent 2,5 millions USD pour l’acquisition des équipements médicaux.
Les travaux du premier module devraient durer un an et six mois.
Un vaste complexe médical en projet
Au‑delà des cliniques universitaires, l’Université Kongo ambitionne de développer un vaste complexe médical, dont la réalisation complète est projetée sur cinq ans, pour un montant total estimé à 50 millions USD.
Le mode de financement prévoit :
- 40 % des fonds mobilisés via une e‑collecte,
- 60 % ouverts à des investisseurs volontaires appelés à devenir co‑propriétaires du projet.






