Le ministre d’État au Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a procédé lundi 26 janvier à la remise officielle de plusieurs infrastructures de base au Kasaï-Oriental. Financées par la Banque africaine de développement (BAD) via le projet PRISE, ces réalisations incluent des écoles, des centres de santé, des marchés et des châteaux d’eau.
La remise symbolique des clés au Gouverneur de province marque l’achèvement d’une phase importante de modernisation des services sociaux de base dans la région, visant notamment à soutenir la gratuité de l’enseignement et l’accès aux soins primaires.
Un vaste réseau d’adduction d’eau potable
L’une des composantes majeures de ce programme est l’amélioration de l’accès à l’eau potable. Le ministre d’État a notamment visité les châteaux d’eau de la REGIDESO à Bakuanga Kapanga, dans la ville de Mbuji-Mayi.
Déo Nkusu, coordonnateur national du projet PRISE, a détaillé les ouvrages livrés, particulièrement dans le territoire de Tshilenge :
À Tshilenge (centre) : Construction d’un château d’eau d’une capacité de 200 m³. À Lukalaba : Un château d’eau de 200 m³ alimentant un réseau de 8 kilomètres et desservant 22 bornes fontaines. À Tshinanu : Un réservoir de 60 m³.
Santé, éducation et commerce de proximité
Outre l’eau, le projet PRIX intervient sur le triptyque « École-Santé-Marché ». Selon Déo Nkusu, ces infrastructures sont livrées « clés en mains » pour être immédiatement opérationnelles.
« Notre joie aujourd’hui est de voir le centre de santé fini et déjà fonctionnel, tout comme l’école. Ces ouvrages répondent aux problèmes de scolarité, surtout dans le cadre de la gratuité de l’enseignement », at-il déclaré.
Le projet a également doté plusieurs localités de marchés modernes, favorisant ainsi le commerce de proximité et l’hygiène alimentaire.
Un impact sur cinq provinces de l’espace Grand Kasaï
Le coordonnateur national a rappelé que le projet PRIX ne se limite pas au Kasaï-Oriental. Dans sa première phase, il couvre également les provinces du Kasaï-Central, du Kasaï, du Sankuru et de la Lomami.
Cette approche intégrée du développement rural vise à transformer durablement les conditions de vie des populations en milieu rural et périurbain, en s’attaquant simultanément aux carences en infrastructures sanitaires, éducatives et hydrauliques.






