Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a personnellement supervisé une vaste opération de démolition des constructions anarchiques érigées le long de la voie ferrée à Pakadjuma, un bidonville de la commune de Limete. Selon lui, cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne provinciale « Retour à la norme ».
L’opération vise à rétablir l’ordre urbain, renforcer la sécurité et améliorer les conditions de salubrité dans cette zone stratégique de la capitale. Les terrains concernés sont des emprises ferroviaires appartenant à l’ONATRA, légalement réservées au fonctionnement du train urbain. Leur occupation entravait la mobilité, compromettait la relance du trafic ferroviaire et exposait les habitants à de sérieux risques.
« Depuis un certain temps, nous menons la campagne Retour à la norme en milieu urbain, dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’État. L’ordre public inclut trois aspects fondamentaux : la sécurité, la salubrité et la tranquillité. Le quartier Pakadjuma est un foyer d’insécurité et d’épidémies. Nous voulons libérer les emprises ferroviaires pour permettre au train urbain de circuler normalement. Les habitants avaient été avisés et sensibilisés depuis plus de six mois », a expliqué Daniel Bumba.
Retour au calme après des échauffourées à Pakadjuma
La circulation a repris normalement mardi 10 février 2026 sur la route des Poids Lourds, au niveau du quartier Kingabwa (commune de Limete), après l’intervention des forces de l’ordre. Dans la matinée, des échauffourées avaient éclaté, paralysant le trafic, à la suite de la destruction du bidonville de Pakadjuma par l’Hôtel de ville.
Cette opération, destinée à dégager les emprises de la voie ferrée pour permettre la circulation du train de l’ONATRA, a provoqué des tensions. Selon la bourgmestre de Limete, Nathalie Aziza, des actes de pillage et des incendies de biens publics ont été enregistrés avant que la police ne disperse les manifestants.
Le calme est désormais revenu. Les autorités locales appellent au respect des décisions d’urbanisme, tout en reconnaissant la nécessité de gérer la situation des personnes déplacées par cette opération de déguerpissement.






