Le tribunal de grande instance de Kinshasa/Matete a condamné, vendredi 27 février, Josué Kaniki à la peine de mort. L’accusé a été reconnu coupable du meurtre effroyable de sa propre mère dont il a mangé la chair. Les faits ont été établis au terme d’un procès organisé en procédure de flagrance.
Les débats, suivis par une foule compacte venue assister à l’audience, ont permis d’établir la responsabilité pénale de l’accusé, rapportent des sources du tribunal de grande instance de Matete.
Après l’examen des preuves, le tribunal a retenu deux infractions majeures :
- Meurtre
- Anthropophagie (consommation de chair humaine)
En appliquant la règle du cumul des peines, la juridiction a décidé de prononcer uniquement la sanction la plus lourde : la peine capitale.
Outre la condamnation à mort, Josué Kaniki devra verser 50 000 dollars américains à la partie civile à titre de dommages et intérêts. Son arrestation immédiate a été ordonnée à l’issue du prononcé du verdict.
Josué Kaniki, trentenaire, a été arrêté pour avoir tué sa mère, démembré son corps et conservé les restes dans un congélateur. Les faits se déroulent dans la commune de Kisenso, au sud de Kinshasa.
C’est une odeur nauséabonde se dégageant de l’habitation qui a alerté le voisinage. Une fois sur les lieux, les services de sécurité ont dû forcer la porte pour découvrir une scène d’une violence inouïe.
Le suspect, un ancien expulsé d’Europe, a reconnu les faits lors de son interpellation. Selon ses propres aveux recueillis par les autorités locales, un conflit d’argent portant sur la vente d’une parcelle serait le mobile du crime. L’homme reprochait à sa mère le refus de lui restituer les fonds issus de cette transaction.




