La commune de la Gombe, cœur administratif et économique de Kinshasa, fait face depuis plusieurs mois à des coupures d’électricité répétitives qui paralysent les activités.
Malgré son statut de zone stratégique où siègent plusieurs institutions du pays, l’alimentation électrique y est interrompue chaque jour, souvent de 7 heures du matin jusqu’à minuit, voire 1 heure du matin, ont témoigné, lundi 9 mars, des résidents de cette commune.
Les zones particulièrement touchées sont :
la Gare centrale, les Galeries présidentielles, l’avenue du Commerce et le Rond-point Forescom.
Habitants, opérateurs économiques et acteurs du secteur informel y vivent un véritable calvaire.
« La Gombe devient de plus en plus invivable faute d’électricité. Personne n’aurait pu imaginer qu’on puisse y passer deux semaines d’affilée sans courant. Regardez, par exemple, la galerie présidentielle : il y a tellement de bureaux, des institutions de l’État, des boutiques, des appartements… Tout le monde est plongé dans le noir. C’est vraiment une situation qui devient insupportable, car il n’y a aucune. Tout le monde se lamente », raconte un habitant.
Les résidents dénoncent une situation intenable. Ils affirment honorer régulièrement leurs factures auprès de la Société nationale d’électricité (SNEL), conformément au contrat d’abonnement.
Cependant, l’entreprise publique peine à fournir un service continu, plongeant les ménages et les entreprises dans la frustration.
Faute d’alternative, nombreux sont ceux qui se tournent vers des groupes électrogènes. Une solution qui entraîne une consommation élevée de carburant, des dépenses supplémentaires non prévues et de lourdes pertes économiques, notamment pour les restaurants, bureaux, boutiques et petites entreprises.
La SNEL reconnaît les perturbations
Contactée par Radio Okapi au sujet de cette situation, la SNEL admet l’existence de sérieux désagréments.
Selon Zéphirin Bukasa, directeur de la distribution de Kinshasa, les coupures sont dues à des câbles électriques endommagés lors des travaux menés par l’entreprise SONADEX, chargée d’installer de nouveaux lampadaires sur l’avenue Bokassa.
La SNEL assure que les câbles touchés sont en cours de remplacement.
Zéphirin Bukasa se veut rassurant : « les travaux avancés et le retour à la normale sont annoncés pour très bientôt ».
Alors que la Gombe demeure un pôle vital pour la capitale, ses habitants espèrent que ces travaux mettront fin aux coupures chroniques qui dégradent leur quotidien et freinent l’économie locale surtout informelle.






