Le tronçon de l’avenue Kasa-Vubu dépendant des communes de Bandalungwa et de Kintambo, à Kinshasa, est aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Entre les arrêts « Bloc » et « Quado », la circulation est devenue quasi impossible en raison du délabrement de la chaussée, de la stagnation des eaux de pluie et de la lenteur des travaux de réhabilitation, a constaté mardi 3 mars le reporter de Radio Okapi.
La situation est particulièrement critique entre les arrêts Bloc et Tshibangu. Ici, les eaux de pluie ont envahi une grande partie de la chaussée, transformant la route en marécage. Cette situation force les automobilistes et les motards à rouler à contresens pour éviter les zones les plus profondes, multipliantes ainsi les risques d’accidents.
Un quotidien rythmé par les embouteillages et l’insalubrité
Plus loin, entre les arrêts Maison Mbungu, Station Ma Campagne et Quado, le constat est identique : les travaux de réhabilitation entamés semblent à l’arrêt, laissant les riverains dans le désarroi.
Elie, un habitant du quartier, témoigne de ce calvaire :
« Nous souffrons énormément. La route délabrée provoque des embouteillages monstres à tel point que nous sommes obligés d’utiliser aux motos-taxis, ce qui nous expose à de nombreux risques. Je demande aux autorités de s’impliquer à fond pour trouver une solution ».
Des risques sanitaires s’accumulent
Au-delà des difficultés de transport, c’est la santé publique qui est menacée. Madame Fifi, rencontrée près de la station Ma Campagne alors qu’elle accompagnait son enfant à l’école, ne cache pas sa colère :
« Il est devenu impossible de circuler librement entre Kintambo-Magasin et les écoles environnantes. Les eaux stagnantes dégagent des odeurs fétides et constituant des nids à moustiques, exposant la population, et particulièrement les enfants, à de graves maladies ».
Appel à une intervention urgente
Face à cette situation qui paralyse l’activité socio-économique de cette partie de la capitale, les usagers lancent un cri de détresse. Ils appellent les autorités urbaines et le ministère des Travaux publics à accélérer les travaux de réhabilitation pour désengorger cet axe routier névralgique et rétablir une circulation fluide et sécurisée.
En attendant une réaction officielle, les habitants de Bandalungwa et Kintambo continueront de subir les conséquences d’une infrastructure à l’abandon.






