La Coalition de la société civile pour la promotion et la protection des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) dénonce le non-respect des droits des citoyens lors des opérations de démolition menées à Kinshasa.
Au cours d’une tribune d’expression populaire organisée samedi 14 février au rond-point Bongolo, le coordonnateur de cette structure, Jean-Bosco Puna, a relevé plusieurs irrégularités commises par l’exécutif provincial. Il a notamment insisté sur la nécessité d’indemniser les propriétaires des parcelles démolies injustement.
Cet acteur de la société civile déplore également l’absence de concertation avec les personnes concernées, en vue d’obtenir leur adhésion à la décision de l’autorité.
Jean-Bosco Puna regrette que ces opérations de démolition n’aient prévu aucune mesure de compensation pour les victimes, lesquelles se retrouvent abandonnées à la merci des intempéries en cette période pluvieuse.
« Il n’y a pas de relocalisations viables, ni d’indemnisation à la hauteur des pertes subies, ni de décisions de justice. Cette opération est entachée d’injustice et de discrimination, au détriment de Congolais déjà appauvris, au profit d’expatriés. Le cas de la démolition du site de la N’Sele en dit long », a fustigé le coordonnateur de la Coalition DESC.
Cette structure de la société civile constate également l’absence de préposés de l’État devant protéger les espaces publics, souvent accaparés au préjudice des citoyens.
Elle s’étonne par ailleurs de l’indifférence des instances judiciaires, qui auraient dû se prononcer sur la décision de l’Hôtel de ville de Kinshasa.
De nombreux observateurs estiment que la responsabilité est partagée : d’un côté, l’État qui procède au lotissement ; de l’autre, les citoyens qui acceptent de construire sur des sites non aedificandi.






