La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé lundi 14 octobre la « réactivation » de ses enquêtes en République démocratique du Congo, notamment sur les présomptions de crimes relevant du statut de Rome commis dans la province du Nord-Kivu depuis janvier 2022.
Cette décision intervient à la demande des autorités de Kinshasa, qui avaient notamment été saisies par la CPI, le 23 mai 2023, afin d’enquêter sur des présomptions de crimes commis depuis le 1er janvier 2022 dans la province du Nord-Kivu, située dans l’est. du pays.
Dans une déclaration officielle publiée lundi, le procureur de la CPI, Karim Khan, précise que les enquêtes dans la province du Nord-Kivu ne se limiteront pas aux parties au conflit en particulier, ou aux membres de groupes spécifiques.
Il annonce que son Bureau examinateur aura de manière globale, indépendante et impartiale la responsabilité de tous les auteurs présumant avoir commis des crimes relevant du Statut de Rome.
-Que pensez-vous de l’annonce faite par le procureur de la CPI ?
Invitations :
-Espoir Masamanki, professeur de droit pénal international et de droit international humanitaire à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa. Il est membre de la Task Force Justice internationale, une structure de la présidence de la République.
-Juvénal Munubo, avocat, il est député national honoraire et analyste des questions de l’Est de la RDC. Il était membre de la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale pendant la législature 2018-2023.
-Placide Nzilamba, secrétaire technique de la Coordination de la société civile du Nord-Kivu.
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