La vice‑présidente de l’Assemblée provinciale du Haut‑Katanga, Liliane Komba, a fustigé mardi 10 mars les cas de « morts innocentes » enregistrés à la suite de justices populaires dans le territoire de Kambove, au Haut‑Katanga.
A Radio Okapi, elle a demandé à la justice de décourager ces actes qui coûtent la vie à des personnes sur base de simples rumeurs.
L’élue de Kambove cite notamment la mort, le week‑end dernier, d’une femme enceinte, lapidée en pleine journée par une foule déchaînée.
« Les hommes ont déclaré qu’elle les aurait bousculés et leur aurait pris leur sexe. On l’a tabassée, déshabillée et mise à mort. Ces pratiques sont devenues récurrentes à Kambove. Elle appelle les femmes à se lever comme un seul homme pour réclamer justice pour cette femme, pour ses enfants, pour son mari et pour sa famille. Trop c’est trop », a-t-elle déploré.
Liliane Komba rappelle également qu’il y a une semaine, un jeune homme avait été tué à Mwadingusha.
Il y a deux ou trois semaines, un père de famille avait été sorti de sa maison sous les yeux de sa femme, avant d’être poignardé, l’accusant d’être un sorcier, a poursuivi cette élue de Kambove.
« Il est inacceptable, il est inadmissible de mettre fin à la vie de personnes innocentes dans de telles circonstances. Tout le monde est en danger, parce que la faute n’a pas d’âme », a souligné Liliane Komba.
Pour elle, ces actes doivent être punis avec toute la célérité requise afin d’y mettre fin définitivement.






