Une vingtaine de journalistes et leaders de la jeunesse de Bunia et Kasenyi, au bord du lac Albert, suivent depuis lundi 12 janvier à Bunia (Ituri) une formation à la lutte contre la désinformation et à l’écriture journalistique. Cette session, organisée par la MONUSCO, vise à sensibiliser les participants aux dangers de la désinformation dans la société.
Conscients de leur responsabilité, les participants se sont engagés à faire de la lutte contre la désinformation leur cheval de bataille.
Ils ont été formés aux notions de la désinformation, ses causes, ses manifestations, ses conséquences, ainsi qu’aux outils et stratégies pour y faire face.
Pour les structures de jeunesse, cette formation constitue un atout majeur pour mieux encadrer leurs membres et prévenir la manipulation de l’opinion, souvent à l’origine de troubles à l’ordre public, de violences et de discours de haine.
Joël Madhira, du Conseil urbain de la jeunesse de Bunia, explique :
« Je peux descendre sur le terrain et puis voir comment sensibiliser d’autres personnes. Notre province est toujours dans des situations compliquées. Un cas de désinformation peut soulever la population ».
Du côté des médias, cette formation permet de renforcer la vérification des faits avant la diffusion des informations, mais aussi de corriger certaines pratiques professionnelles qui, par le passé, ont contribué à exacerber les conflits dans leurs milieux respectifs.
« Il y avait des sources qui nous communiquaient des informations sans faire même de recherche. On se mettait directement au micro et on pensait qu’ils font ces informations pour notre communauté » a rappelé Christine Nziani, de la radio Tempête du Lac à Kasenyi.
Pour d’autres participants, cette formation les outille davantage pour lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux, privilégie comme l’un des plus grands défis actuels. C’est ce qu’a affirmé notamment Stéphan Maganza, de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC.
À ce jour, environ mille journalistes, étudiants et membres d’autres couches de la population ont déjà retenu de ces formations organisées par la MONUSCO, contribuant ainsi à réduire considérablement les effets de la désinformation en Ituri, une province marquée par les conflits armés.






