De la sécurisation des axes routiers au Nord-Kivu à l’accompagnement du désarmement en Ituri, les Casques bleus maintiennent une pression constante sur les groupes armés. Entre le 24 février et le 4 mars 2026, plusieurs opérations d’envergure ont permis de stabiliser des zones critiques et de faciliter le retour à la vie normale.
Face à l’activisme des milices, la Force de la MONUSCO déploie une stratégie multidimensionnelle : patrouilles de combat, sécurisation des marchés et appui au processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR).
Sécurisation des axes et de la jungle à Beni
Au Nord-Kivu, l’opération « Umoja » a franchi une nouvelle étape le 4 mars dernier. Les Casques bleus de la Force d’intervention, agissant en étroite coordination avec les FARDC, ont passé au peigne fin l’axe stratégique Mavivi–Ngiite–Mbau–Musuku–Mandumbi.
L’objectif de ces patrouilles, qui s’étendent jusque dans les zones de jungle profonde du territoire de Beni, est de restreindre la liberté de mouvement des groupes armés et de prévenir les massacres de civils dans cette région particulièrement instable.
Ituri : Riposte contre les vols de bétail et sécurisation des marchés
En Ituri, la MONUSCO s’adapte aux menaces locales. Le 1er mars, une patrouille est intervenue d’urgence à Fataki pour repousser des éléments de la CODECO qui tentaient de piller un troupeau. L’intervention a permis d’escorter les éleveurs et leur bétail en sécurité, tandis que la base onusienne reste en alerte maximale pour prévenir toute récidive.
Parallèlement, une dimension humaine et économique est apportée par l’équipe d’engagement féminin du contingent bangladais. Ces femmes Casques bleus ont sécurisé les marchés de Largu et Masumbuko (près de Drodo), garantissant ainsi aux habitants la possibilité de poursuivre leurs activités commerciales sans crainte d’attaques.
Avancée du processus DDR : 80 miliciens déposent les armes
Un signal fort a également été donné le 24 février au village de Balingina. La MONUSCO a supervisé la reddition de 80 membres de la milice « Chini Ya Tuna ».
Cet appui au processus de désarmement a permis de collecter :
- 5 fusils AK-47 et un revolver ;
- 200 munitions et 11 chargeurs.
Pour le colonel Charles Idjuwa, porte-parole militaire de la MONUSCO, ces actions illustrent l’engagement indéfectible de la mission à accompagner les ex-combattants vers une réintégration civile tout en réduisant la circulation des armes légères dans la région.






