En marge de la journée internationale des droits des femmes, la Section Genre de la MONUSCO a organisé, jeudi 12 mars un atelier de plaidoyer pour renforcer la participation des femmes vivantes avec handicap dans les processus de paix et les réponses humanitaires en République démocratique du Congo.
Place sous le thème international « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles », cette rencontre à réunies des femmes vivantes avec handicap, des représentants des institutions publiques ainsi que des partenaires humanitaires.
Briser les barrières de la réponse humanitaire
Au cours des échanges, les participants ont longuement évoqué les défis persistants liés à l’accès aux droits fondamentaux et à la justice.
Mireille Affa, cheffe de la Section Genre de la MONUSCO, a insisté sur un point crucial : l’intégration de ces femmes dans les mécanismes de réponse aux crises.
« Il est impératif de renforcer la participation des femmes vivantes avec handicap dans la réponse humanitaire. Leurs besoins spécifiques doivent être pris en compte dès la planification des interventions », a-t-elle souligné.
Un appel à l’accès à la justice et à la prise de décision
Pour le gouvernement provincial de Kinshasa, le combat doit également se mener sur le terrain législatif et administratif. Philomène Mboyo, représentante du ministère provincial du Genre, a plaidé pour une meilleure représentativité dans les instances dirigeantes.
« Nous devons améliorer l’accès à la justice pour ces femmes souvent marginalisées, mais aussi garantir leur participation active aux prises de décision qui engagent la vie de la nation », a-t-elle déclaré.
Des pistes pour une société inclusive
De leur côté, les responsables des organisations de femmes handicapées ont partagé les difficultés quotidiennes qu’elles rencontrent, notamment la stigmatisation et le manque d’infrastructures adaptées. Elles ont proposé des pistes concrètes, telles que la mise en place de quotas de participation et un soutien accumulé aux projets portés par des femmes en situation de handicap.
A l’issue de cet atelier, les participants ont exprimé le vœu que ce plaidoyer débouche sur des actions concrètes, afin que le slogan « Pour toutes les femmes et les filles » devienne une réalité tangible en RDC.






