Les coopératives minières se sont dotées d’une structure nationale chargée de défendre leurs intérêts et de renforcer leur représentation auprès des pouvoirs publics.
Cette structure a été mise en place à l’issue du Forum national des coopératives minières du Congo, tenue la semaine dernière à Kinshasa.
Selon Bulasila Elongo, point focal des sociétés coopératives minières du Maniema, la création de cette confédération arrive à point nommé.
Il estime qu’elle permettra d’améliorer l’organisation des coopératives provinciales et d’offrir un cadre unifié pour relever l’ensemble des défis auxquels sont confrontés les coopérateurs et les exploitants artisanaux.
Cet opérateur évoque notamment les difficultés administratives qui freinent la formalisation des coopératives :
« Parmi les problèmes que connaît ma province dans le secteur de l’exploitation artisanale minière, il y a ceux liés aux documents. C’est-à-dire le temps que cela prend. J’ai chez moi des coopératives qui ont obtenu l’avis favorable de la Division des Mines depuis 2019, mais elles n’ont jamais reçu leurs agréments. Il y a aussi des sociétés coopératives qui ont des agréments, mais le ministre national des Mines ne leur a jamais affecté des EAC ».
La Confédération nationale des coopératives minières regroupe l’ensemble des fédérations minières présentes dans les provinces.
Bulasila Elongo estime que cette organisation pourra désormais mener des plaidoyers coordonnés auprès des autorités compétentes, plutôt que d’avoir des démarches dispersées et individuelles.






