La République démocratique du Congo s’est dotée d’un plan directeur visant l’éradication des maladies tropicales négligées (MTN) d’ici 2030.
Ce document, présenté au gouvernement le 30 janvier dernier à l’occasion de la 5ᵉ Journée internationale consacrée à ces maladies, définit les actions prioritaires pour protéger la santé et la dignité des communautés.
Il marque un tournant majeur dans la lutte contre les 15 maladies tropicales négligées recensées en RDC, parmi lesquelles :
Ulcère de Buruli Maladie de Chagas Dengue et chikungunya Dracunculose Échinococcose Trématodoses d’origine alimentaire Trypanosomiase humaine africaine Leishmaniose Lèpre Filariose lymphatique Mycétome Chromoblastomycose Mycoses profondes Noma Onchocercose Rage
Ce plan directeur trace la voie vers leur élimination à l’horizon 2030, en insistant sur la mobilisation des ressources et sur une collaboration multisectorielle renforcée.
Alphonsine Betau, directrice générale de la surveillance épidémiologique, salue l’adoption de ce document, qu’elle considère comme une avancée déterminante pour la prise en charge de maladies longtemps négligées. Elle appelle à un engagement collectif pour assurer la réussite du plan.
Pour atteindre l’objectif fixé, plus de 100 millions de dollars seront mobilisés.
Dr Jean Bertin Epumba, secrétaire général au ministère de la Santé publique, a rassuré quant à la volonté du gouvernement de fédérer les partenaires financiers autour de cette cause.
Plaidoyer au Maniema
Au Maniema, le coordonnateur provincial du Programme de lutte contre les maladies tropicales négligées (PLMTN) appelle à un soutien accumulé dans cette lutte.
Le Dr Louis Kitete a exhorté l’ensemble de la communauté à prendre correctement les médicaments distribués gratuitement afin d’éliminer les MTN dans la province.
« Nous plaidons pour que le gouvernement provincial prenne conscience de l’existence des maladies tropicales négligées dans le Maniema, et pour que celles-ci soient inscrites comme une priorité dans les actions de lutte et d’élimination », a indiqué le Dr Louis Kitete.
Il a également encouragé la population à adhérer pleinement aux campagnes de prévention et de traitement.






