Vingt ans après sa promulgation, la Constitution de la République démocratique du Congo continue de susciter des débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique.
Pour les partisans de l’Union sacrée de la nation, cette loi fondamentale n’est plus adaptée aux réalités actuelles du pays. En revanche, l’opposition accuse le pouvoir en place de vouloir s’éterniser à la tête de l’État à travers cette démarche.
Devant les militants de l’UDPS à Kinshasa, samedi 7 mars, le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, a déclaré que sa formation politique allait « toucher » à la Constitution congolaise de 2006. Cette annonce relance le débat sur un éventuel troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi, dont le deuxième mandat s’achève en 2028.
Face à cette volonté exprimée par l’UDPS, l’opposition rejette fermement l’hypothèse d’une révision constitutionnelle. Jean-Marc Kabund, leader de l’Alliance pour le changement, a qualifié ce débat de « moralement inacceptable » et « politiquement irresponsable » en pleine guerre dans l’est du pays.
Martin Fayulu, président de l’Ecidé, avait déjà jugé cette initiative « inopportune » et appelée à « ne plus se laisser distraire ». De son côté, le camp de l’ancien président Joseph Kabila dénonce une « démarche suicidaire » visant à « défier le peuple ».
Question
Quelle lecture faire de ce débat relatif à la révision ou au changement de la Constitution de la RDC ?
Invitations
Daniel Aselo : avocat, docteur en droit public à l’Université de Kinshasa, ministre honoraire et député national élu de Lodja (Sankuru). Cadre de l’UDPS, parti membre de l’Union sacrée de la nation.
Mike Mukebayi : coordonnateur provincial du parti politique Ensemble pour la République, ville de Kinshasa.
Christian Moleka : analyste politique et coordonnateur de la Dynamique des politologues de la RDC.
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