En marge de la rentrée parlementaire, plusieurs organisations de la société civile exhortent les élus à exercer pleinement leur pouvoir de contrôle. Elles appellent les députés et sénateurs à abandonner le clientélisme pour répondre aux attentes sociales et sécuritaires de la population.
Pour les acteurs de la société civile, le Parlement doit renforcer son indépendance vis-à-vis de l’exécutif et assurer un suivi rigoureux de l’exécution du budget. Ils insistent sur la nécessité de prioriser des lois à fort impact social face à la dégradation des services de base (eau, électricité, santé, éducation) et à la persistance de la corruption.
Sécurité et conditions de vie : les priorités
Le porte-parole de l’ASBL Action citoyenne de lutte contre les discours de haine, Gloire Manessa, souligne que la sécurité demeure la souffrance majeure des Congolais. Outre les conflits à l’Est, il pointe la montée du banditisme urbain et des enlèvements, notamment à Kinshasa.
Sur le plan social, les attentes concernent la lutte contre la vie chère et l’accès à l’emploi. « Les citoyens veulent des mesures qui soulagent réellement leur quotidien, notamment une rémunération digne et la stabilité des prix », insiste Gloire Manessa.
« Le peuple ne vous a pas élus pour applaudir »
De son côté, Jonas Tshiombela, coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), dénonce un contrôle parlementaire qu’il juge « insuffisant, parfois complaisant, voire inexistant ».
Il rappelle fermement aux parlementaires leur mission constitutionnelle : « Le peuple congolais ne vous a pas élus pour applaudir, mais pour contrôler, questionner et sanctionner ».
Alors que la session vient de s’ouvrir, la société civile prévient qu’elle attend désormais des actes concrets plutôt que des discours.





