La coordination de la société civile-Forces vives de l’Ituri appelle les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à intensifier les opérations militaires contre la Convention pour la révolution populaire (CRP). Cette structure citoyenne demande également une enquête sérieuse sur l’origine d’une importante cargaison d’armes découverte à Mabanga.
La tension est montée d’un crâne dans le territoire de Djugu après la saisie, il y a deux jours, d’un impressionnant lot d’armes et de munitions. Pour la société civile, cet arsenal était destiné à renforcer les capacités de nuisance de la milice CRP, un groupe armé dirigé par Thomas Lubanga et accusé de multiplier les exactions contre les populations civiles.
Couper les circuits de ravitaillement
Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri, estime que cette découverte ne doit pas rester sans suite. Il exhorte l’armée à ne pas se limiter à la saisie, mais à remonter la filière pour identifier ceux qui arment les miliciens :
« Nous exigeons aux services de défense et de sécurité de tout faire pour retracer l’origine de cet arsenal. Il est impératif de couper les circuits de trafic qui alimentent l’insécurité dans notre province pour espérer une paix durable ».
Mobilisation derrière les FARDC
Face à ces « menaces insurrectionnelles », la société civile réaffirme son soutien indéfectible aux forces loyalistes. Dieudonné Lossa assure que sa structure est déterminée à sensibiliser et à mobiliser la population pour faire échec à toute tentative de déstabilisation de la province.
Une accélération de la traque réclamée
Alors que le territoire de Djugu reste le théâtre d’affrontements sporadiques, la société civile insiste sur l’urgence d’une offensive généralisée. L’objectif est de neutraliser définitivement la CRP avant que celle-ci ne puisse étendre son influence ou consolider ses positions grâce à de nouveaux trafics d’armes.
Cette alerte intervient alors que l’Ituri, sous état de siège, tente tant bien que mal, de stabiliser les zones rurales pour permettre le retour des déplacés internes ; une priorité régulièrement soulignée par les autorités tant provinciales que nationales.






