La tension reste vive en Ituri, vingt-quatre heures après l’assassinat de Désiré Malodra, président de la société civile de Bahema Bajere.
La coordination provinciale de cette structure citoyenne exige l’ouverture d’enquêtes indépendantes pour élucider les circonstances de ce crime et dénoncer une tentative de réduction au silence des défenseurs des droits des opprimés.
Cet assassinat survient dans un contexte de recrudescence des violences armées dans la province. Pour la société civile, Désiré Malodra a été ciblé en raison de son engagement indéfectible aux côtés des populations vulnérables, notamment les déplacés internes.
Un crime qui fragilise la recherche de la paix
Maître Jean-Marie Ezadri, responsable intérimaire de la société civile de l’Ituri, a déploré la perte d’un acteur clé dans le processus de pacification de la région.
« C’est une situation qui met à mal la question de la paix pour laquelle toutes les autorités et la société civile se sont mobilisées. Désiré Malodra accompagnait la population déplacée ; il est tombé suite à son travail », a-t-il déclaré au micro de Radio Okapi.
Appel à la justice et à l’implication de la MONUSCO
Face à ce drame, la coordination provinciale de la société civile interpelle les autorités étatiques et judiciaires pour qu’une enquête indépendante soit diligentée afin d’identifier et de punir les auteurs de cet acte.
Par ailleurs, la société civile sollicite l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) pour notamment soutenir la démarche pour garantir l’aboutissement de l’enquête.
En effet, elle juge crucial l’appui de la mission onusienne dans la zone où Désiré Malodra a été abattu.
La société civile de l’Ituri considère cet assassinat comme un indicateur supplémentaire de la précarité sécuritaire des défenseurs des droits de l’homme dans la région.






