Une année après le lancement officiel des travaux, le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Mbombo, dans la province du Kasaï-Central, peine à décoller. La société civile locale, notamment le mouvement citoyen LUCHA, a déclaré, mardi 10 février, un affaiblissement préoccupant sur le terrain et interpelle les autorités sur l’avenir de ce chantier stratégique.
Le barrage de Mbombo, d’une capacité prévue de 12 mégawatts, doit être implanté sur la rivière Lulua, à environ 15 kilomètres de Kananga. Ce projet vise à résorber le déficit chronique en énergie électrique dans la ville et ses environs.
Lancés en février 2025 pour une durée d’exécution de 24 mois, les travaux n’ont pas encore atteint la phase critique. Sur le site, seules quelques activités préliminaires sont visibles, telles que l’aménagement de la voie d’accès, l’installation de la base vie et les études géotechniques. La construction proprement dite du barrage n’a pas débuté.
« Depuis le lancement des travaux, ça fait maintenant une année sans que l’on puisse savoir où nous en sommes avec l’évolution de ces travaux. Or le projet était censé s’exécuter dans 24 mois », s’inquiète Jean Calvin Luamba, militant de la LUCHA au Kasaï-Central.
ANSER interpellée sur l’exécution du projet
Le mouvement citoyen LUCHA dénonce un manque de transparence de la part de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieu rural et périurbain (ANSER), maître d’ouvrage du projet. Les militants demandent des éclaircissements sur les causes de ce retard qui menacent la livraison du barrage dans les délais prévus.
Les tentatives de Radio Okapi pour obtenir une réaction des responsables de l’ANSER sont conservées sans succès.






