La société civile de la chefferie des Bahunde dans la province du Nord-Kivu, appelle à la suspension immédiate de l’exploitation minière dans la zone de Rubaya, théâtre de plusieurs éboulements meurtriers depuis le début de l’année.
Cet appel, adressé à la communauté internationale ce dimanche 8 mars, intervient après trois phénomènes majeurs survenus dans les sites miniers de la région, qui auraient fait plusieurs centaines de victimes. Cette structure parle de plus de 700 morts, des chiffres non confirmés par le Gouvernement.
Selon Léopold Muisha, président de la société civile locale, ces accidents seraient liés à l’exploitation intensive du coltan et de la cassitérite dans la zone. Il accuse la rébellion de l’AFC-M23, soutenue selon lui par le Rwanda, d’être à l’origine de cette exploitation qu’il qualifie de dangereuse et incontrôlée.
Un bilan humain alarmant
D’après Léopold Muisha, la situation dans les mines de Rubaya est devenue « catastrophique », en raison du nombre élevé de personnes travaillant dans ces sites dans des conditions précaires.
« La situation dans la mine de Rubaya devient catastrophique du fait des multitudes de personnes qui y périssent suite aux éboulements liés à l’exploitation robuste du coltan et de la cassitérite par les rebelles du M23-RDF », précise-t-il.
Il affirme qu’au moins trois éboulements majeurs ont été enregistrés depuis le début de l’année, faisant plus de 700 morts, un bilan qui suscite une vive inquiétude au sein des communautés locales.
Face à ce qu’il qualifie de drame humanitaire, le responsable de la société civile dénonce le silence de la communauté internationale et réclame des mesures urgentes.
« Nous dénonçons ce silence coupable de la part de la communauté internationale et exigeons que des mesures urgentes soient prises pour bloquer l’exploitation minière dans ces sites afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines », a-t-il insisté.
La société civile espère ainsi une intervention rapide des acteurs internationaux afin de sécuriser les sites miniers et de prévenir de nouveaux drames dans cette zone riche en ressources minières mais fragilisée par l’insécurité.





