L’ONG La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a tiré la sonnette d’alarme, lundi 30 mars à Kinshasa, sur la dégradation de l’accès aux services de base. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a fustigé les carences persistantes de l’eau de la REGIDESO et du courant de la SNEL qui impactent lourdement le quotidien des Kinois.
Dans plusieurs communes de la capitale, notamment à Makala, Selembao, Kisenso et Mont-Ngafula, l’eau potable est devenue une denrée rare.
Des robinets restent à sec pendant des semaines, contraignant les habitants à parcourir de longues distances ou à consommer l’eau de fourrages non contrôlées, s’exposant ainsi à des risques sanitaires.
Un service électrique défaillant et facturé
La situation n’est guère meilleure du côté de l’électricité. Les habitants dénoncent des coupures intempestives, une desserte irrégulière, voire une absence totale de courant dans certains quartiers. Paradoxalement, les factures continuent d’être émises pour des services non fournis.
Si les responsables des entreprises publiques évoquent la vétusté des infrastructures, le vandalisme ou le manque de financement, la VSV estime que des mesures politiques fermes s’imposent.
Les recommandations de la VSV au Gouvernement
Pierre Serge Ntumba, deuxième Directeur exécutif adjoint de l’ONG, a recommandé que les services de l’État puissent s’acquitter régulièrement de leurs factures de consommation auprès de la REGIDESO et de la SNEL.
Il a demandé la dotation de la SNEL et de la REGIDESO des ressources nécessaires pour rendre la desserte permanente et régulière ainsi que la sanction des responsables des dysfonctionnements constatés dans la gestion de ces services publics.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de grogne sociale croissante face à l’incapacité des services publics à répondre aux besoins vitaux de la population urbaine.





