La Commission Environnement, tourisme, ressources naturelles et développement durable de l’Assemblée nationale a adopté, ce vendredi 9 avril, une proposition de loi visant à réviser les principes fondamentaux du secteur agricole en République démocratique du Congo.
Cette réforme est à la portée de la députée Marie-Claire Kengo. Elle introduit notamment la notion de « produits agricoles stratégiques », notamment le maïs, le manioc, les haricots et les arachides, prioritaires dans la planification du développement agricole national.
Une nouvelle orientation des investissements
Selon les travaux de la commission, cette catégorie vise à mieux orienter les investissements publics et privés vers les chaînes de valeur jugées les plus porteuses.
L’objectif est de favoriser la transformation locale des produits agricoles, d’améliorer la compétitivité des filières congolaises et de renforcer leur présence sur les marchés régionaux et internationaux.
Les députés estiment que cette réforme doit contribuer à la sécurité alimentaire, à la diversification des exportations et à la création d’emplois dans les zones rurales.
Elle ambitionne également de renforcer la formation professionnelle, de soutenir le développement industriel et d’augmenter la résilience du pays face aux crises économiques, sanitaires et géopolitiques.
Vers une agriculture plus structurée
En inscrivant cette réforme dans la vision de la Constitution, les parlementaires affirment vouloir faire du secteur agricole un moteur de croissance inclusive et de souveraineté économique.
Cette loi, une fois adoptée définitivement, devrait permettre de mieux structurer les filières agricoles jugées stratégiques et de soutenir le développement durable du secteur en République démocratique du Congo.






